La paire EUR/USD a poursuivi son repli jeudi, se consolidant sous le niveau de retracement de Fibonacci de 38,2 % à 1,1682, et dès vendredi matin, elle avait déjà atteint le niveau de retracement suivant à 50,0 % – 1,1630. Un rebond à partir de ce niveau aujourd’hui favoriserait l’euro et soutiendrait une certaine progression vers 1,1682. Une consolidation sous 1,1630 ouvrirait la voie à une poursuite de la baisse vers le prochain niveau de Fibonacci à 61,8 % – 1,1578.

La structure ondulatoire sur le graphique horaire demeure actuellement simple. La dernière vague haussière achevée n’a dépassé le sommet précédent que de quelques pips, tandis que la dernière vague baissière est descendue sous le creux précédent. Ainsi, la tendance s’est inversée à la baisse. Le cessez-le-feu temporaire entre l’Iran et les États-Unis a soutenu les acheteurs, mais, cinq semaines plus tard, on peut dire que la géopolitique évolue désormais vers une prolongation du conflit. Comme je l’avais signalé, les acheteurs n’ont pas réussi à capitaliser sur leur élan, et les vendeurs ont de nouveau pris l’initiative.
Jeudi, le dollar a continué de recevoir ce que l’on pourrait qualifier de cadeaux du destin. Plus précisément, le principal cadeau est arrivé lundi, lorsqu’il est devenu clair qu’un nouveau cycle de négociations entre Téhéran et Washington avait abouti à une impasse, et que Donald Trump s’était lancé dans une rhétorique virulente à l’encontre de l’Iran. Selon le président américain, les États-Unis ne sont en réalité jamais vraiment sortis du conflit avec l’Iran et continueront de chercher à garantir que ce pays du Moyen-Orient demeure non nucléaire. Le marché a interprété cette déclaration comme un signe que les États-Unis sont prêts à lancer de nouvelles frappes contre l’Iran, tandis que l’espoir d’un cessez-le-feu stable et de la réouverture du détroit d’Hormuz peut, pour l’instant, être relégué aux oubliettes. Le cessez-le-feu pourrait s’effondrer à tout moment, puisque si les négociations ont échoué, il ne reste qu’une seule issue possible.
De plus, la livre sterling a porté un coup « baissier » à l’euro, au sens propre comme au figuré. Le Royaume-Uni s’enlise dans une nouvelle crise politique, les ministres démissionnant du gouvernement les uns après les autres pour protester contre la politique de Keir Starmer. Le Premier ministre lui-même est également poussé à la démission. Il n’est donc guère surprenant que la livre chute comme une pierre, entraînant l’euro dans sa descente. Cette semaine, tous les éléments jouent en faveur du dollar américain et des vendeurs.

Sur le graphique 4 heures, la paire a de nouveau rebondi depuis le niveau de retracement de 50,0 % à 1,1778, s’est retournée en faveur du dollar américain et s’est consolidée sous le niveau de Fibonacci de 61,8 % à 1,1706. Ainsi, le mouvement baissier se poursuit en direction du niveau correctif de 76,4 % – 1,1617. Un rebond à partir de ce niveau mettrait fin au recul de l’euro, tandis qu’une cassure en dessous de celui-ci favoriserait une nouvelle faiblesse vers 1,1474. Aucune divergence naissante n’est actuellement observée sur les indicateurs.
Rapport Commitments of Traders (COT) :
Au cours de la dernière semaine de reporting, les traders professionnels ont ouvert 383 positions longues et 3 893 positions courtes. En l’espace de sept semaines, en février et mars, l’écrasante supériorité des acheteurs s’est évaporée, tandis qu’au cours des six dernières semaines la situation s’est quelque peu stabilisée. Le nombre total de positions longues détenues par les spéculateurs s’élève désormais à 217 000, contre 185 000 positions courtes. L’écart se creuse de nouveau en faveur de l’euro.
Globalement, à long terme, les grands intervenants de marché continuent d’accorder un vif intérêt à l’euro. Naturellement, divers événements mondiaux — qui n’ont pas manqué ces dernières années — continuent d’influencer le sentiment des investisseurs. À l’heure actuelle, l’attention du marché reste braquée sur le Moyen-Orient, où la guerre est seulement en pause, et non terminée. Ainsi, dans un avenir proche, les taux de change de l’euro et du dollar dépendront non pas de la politique monétaire de la Federal Reserve ou de la BCE, ni des indicateurs économiques, mais de l’évolution de la situation en Iran.
Calendrier économique pour les États-Unis et la zone euro :
- États-Unis – Variation de la production industrielle (12 h 30 UTC).
Le calendrier économique du 15 mai ne comporte qu’une seule publication, que je ne qualifierais pas d’importante — surtout dans les conditions actuelles. L’influence du contexte d’actualité sur le sentiment de marché devrait donc rester limitée vendredi.
Prévisions et recommandations de trading pour l’EUR/USD :
J’ai précédemment recommandé de vendre la paire après un rebond depuis le niveau de 1,1786 et après une consolidation sous 1,1745 sur le graphique horaire, avec un objectif à 1,1666. L’objectif a été atteint. De nouvelles positions de vente peuvent être envisagées après une clôture en dessous de 1,1630, avec des objectifs à 1,1578 et 1,1514. Des positions d’achat peuvent être envisagées après un rebond depuis 1,1630, avec des objectifs à 1,1682 et 1,1745.
Les grilles de retracement de Fibonacci sont tracées de 1,1409 à 1,1850 sur le graphique horaire et de 1,1474 à 1,2082 sur le graphique 4 heures.